Pour un enfant...
10/08/2011 16:25 par volontaireaucambodge
Chers tous (je tente de changer de formule d’introduction, mais j’avoue que celle-ci est ringarde !),
Encore une journée passée au Cambodge qui se termine doucement ; il est actuellement 18h45 et je suis sur mon lit, rédigeant cet article avant d’aller le publier sur internet après manger, pendant que Lily est en train de prendre un cours de khmer ; la prof n’arrête pas de bâiller et de regarder sa montre…cambodian way of life oblige !
Ce matin, je suis allée au centre, et, comme je m’y attendais, j’y suis restée…je ne suis donc pas encore allée dans les bidonvilles, malgré avoir demandé plusieurs fois au manager, qui me dit tous les jours « Ok, maybe tomorrow », mais au final…personne ne vient me chercher. J’aime être au centre avec les enfants, mais j’aurais tellement voulu aller dans les bidonvilles…j’ai l’impression que je n’irai jamais en fait. Sarah, l’autre volontaire qui est avec moi au centre, m’a dit qu’elle était également supposée y aller une semaine sur deux, mais que cela ne s’est jamais fait malgré qu’elle ait insisté…ça me déçoit vraiment…je sais qu’une des volontaires de mon appartement s’y rend chaque semaine pour donner des vêtements et de la nourriture ; j’aimerais y aller avec elle une fois, mais il faut dans ce cas que je loupe un jour au centre en semaine…j’avoue que je serai vraiment déçue si je n’y vais pas du tout de mon séjour.
Enfin, que voulez-vous, c’est ainsi, comme je vous le disais hier, qu’ils vivent ici…ce matin, il faisait un peu moins chaud car il a lu cette nuit, et je n’ai plus de fièvre ; j’ai l’impression que les huiles essentielles de menthe poivrée d’Audrey ont bien fonctionné, en tout cas, ça dégage bien le nez ! J’étais donc un peu plus en forme, mais cela ne m’a pas empêché de rester un peu nonchalante dans la journée, c’est-à-dire, de prendre un rythme cambodgien…j’ai donné un cours de 2h d’Anglais ce matin, ce qui a bien arrangé la prof, et je me suis bien amusée ; nous avons parlé de voyages, de pays, de ceux qu’ils voulaient visiter et pourquoi, de la façon dont ils pouvaient s’y rendre, ce qu’il fallait qu’ils mettent dans leur valise…l’un d’entre eux rêvait d’aller au Canada pour voir la neige, un autre d’aller en Chine car ses parents sont chinois, une autre encore d’aller en Australie car ses parrains (au sens de ceux qui lui envoient de l’argent régulièrement) sont Australiens…c’était touchant. Puis, nous avons fait de la conjugaison, ce qui je pense était bien utile car je n’ai pas l’impression qu’ils en aient déjà fait…
Malgré que je sois là depuis une semaine et demie, j’intrigue toujours les enfants, surtout les filles plus âgées ; elles me touchent les cheveux, me caressent la peau, m’entourent les hanches, me disent « Beautiful », et moi, je souris en leur disant que ce sont elles les « Beautiful », avec leurs yeux en amande profonds, leurs grands cheveux noirs si lissent et brillants, leur peau brune…je leur ai expliqué qu’en Europe, les femmes aimaient avoir la peau bronzée, alors qu’ici, on aime protéger sa peau du soleil ; elles étaient étonnées que leur couleur de peau puisse servir de critère de beauté aux Européennes…
Ce midi, nous avons déjeuné tranquillement à l’appartement avec les autres volontaires, puis nous avons discuté de ce que nous projetions de faire ce weekend ; à vrai dire, je voulais aller à Siem Reap, mais personne ne s’y rend, mis à part deux filles que je ne connais pas du tout…je vais donc sûrement y aller le dernier weekend, car peut-être que de nouveaux volontaires voudront y aller…
Donc pour ce weekend, nous sommes 4 filles à vouloir aller à Koh-Kong ; il s’agit d’une petite île à environ 6h de Phnom Penh, donc au bord de la mer, près de laquelle se trouvent des mangroves et la jungle ! Nous allons sûrement partir vendredi matin, profiter de la plage, des paysages l’après-midi, et le samedi, aller nous promener dans la jungle avec guide, y dormir et revenir le dimanche ! Ce n’est pas un trekking car le meilleur endroit pour faire du trekking est le parc National de Ratikinari, où il faut au moins rester une semaine et c’est à 12h de Pnom Penh…ce que nous allons faire, c’est donc juste une ballade, histoire de découvrir les sansues et la jungle cambodgienne !
Ce soir, nous allons boire un verre après le dîner, et nous en profiterons pour voir les prix des bus etc. J’espère que ça se fera !
Cet après-midi, lorsque je suis arrivée au centre, j’ai appris que les enfants avaient une réunion pendant deux heures avec le manager…super ! Encore un sacré manque de communication…il aurait pu nous prévenir, car nous n’étions pas bien utiles pour cette réunion tout en khmère ! Enfin, nous nous assises dehors avec Sarah, et nous avons essayé de planifier quelques activités pour la semaine prochaine, à faire avec les enfants…nous avons eu quelques idées, maintenant, il faut les soumettre au manager, et lui faire un « planning », car nous ne savons jamais ce qu’il peut être organisé d’une heure à l’autre !
Tiens ! Je viens d’avoir un appel d’un membre de Projects Abroad ; il me propose de participer à une réunion demain matin sur les droits des femmes ou je ne sais quoi, organisée par mon association…j’ai hésité, mais finalement, je lui ai dit non ; je préfère rester au centre même si je sais que les matinées sont parfois un peu ennuyantes, car la réunion en khmère traduite par un des membres de Projects Abroad ça ne me dit pas trop, vu l’organisation que c’est ici…par contre, je lui ai dit que je ne comprenais pas que personne ne soit venu me chercher pour aller dans les rues, il était également étonné, m’a dit qu’il allait se renseigner, mais apparemment…c’est pas gagné, quoi !
Où en étais-je ? Oui, cet après-midi…donc nous avons écrit nos quelques idées sur une feuille, et demain je les montrerai au manager…après leur « réunion », les enfants voulaient dessiner…j’ai donc dessiné avec eux pendant une demi-heure ; pendant ce temps, des sponsors australiens sont venus rentre visite au centre ; j’ai un peu discuté avec eux, ils ont l’air très sympas, mais en réalité, je n’ai pas bien compris s’ils étaient sponsors ou directeurs…
Puis, je suis partie plus tôt cet après-midi, vers 16h30, car les filles voulaient aller au cours…d’aérobic, qui est tout près de chez nous, en plein air, de 17h à 18h ; je me suis dit qu’après-tout, ils ne m’en voudraient pas que je parte avant, puisqu’ici, chacun fait un peu comme il veut…
Nous avons suivi le cours d’aérobic, c’était fun ! Nous étions les seules étrangères, tous les autres étaient des Cambodgiens, pour la majorité des mères de famille, habillées trop kitch, sur des musiques trop sympas, bref, on s’est vraiment amusé! Après le cours, nous sommes restées 10 minutes pour regarder des petits faire une démonstration de hip-hop, c’était adorable ! A cette heure-là, vers 17-18h, tout le monde est réuni pour faire son sport à l’endroit ù nous étions, une sorte de terrain d’herbe au milieu de la route ; beaucoup courent, ou font de la marche rapide, jouent au badminton ou participent au cours d’aérobic ! Ce dernier est à un prix dérisoire : 1000 riels l’heure, soit…1/4 de dollars ! Dingue !
C’était donc bien agréable car nous étions en courant d’air, et à cette heure-ci, il commence à faire bon.
Nous sommes rentrées à l’appartement ; sur le chemin du retour, quatre enfants, pas plus âgés de 6 ans, se sont avancés vers nous, tous sourires, riant, nous tendant la main, non pour réclamer de l’argent, mais de la nourriture…j’avais le cœur serré ; je n’avais rien dans mon sac, les filles non plus…alors, comme nous étions à 3 mètres de l’appartement, j’y suis vite rentrée, ai pris 4 bananes au-dessus du frigidaire, et je suis allée leur donner ; ils nous ont remercié plusieurs fois, toujours en souriant, avant de se précipiter pour manger la banane, comme si ça faisait deux mois qu’ils n’avaient pas mangé…
Le monde est cruel, atroce, injuste. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ces enfants, à leur sourires si beaux malgré leur misère…j’avais envie de les prendre dans mes bras, de les faire rentrer dans l’appartement, de leur cuisiner un énorme plat de riz et de viande, de les câliner, de leur donner tout ce dont ils ont besoin pour vivre…mais que pouvais-je faire d’autre ? Si je les recroise demain, j’irai à la supérette qui est au bout de notre rue pour leur acheter à manger ; ce n’est pas cela, la solution durable qui fera changer les choses, mais qu’importe, ces enfants ont faim, il faut leur venir en aide, même pour un bref instant…
J’ai les larmes aux yeux en vous parlant de cela…il y des choses à faire, mais il faut agir, non pas juste en parler…
En rentrant, j’ai pris une douche glacée, ça fait du bien ! Je me suis remis quelques gouttes d’huiles essentielles sur la peau…ça sent si beau…
Puis, nous sommes allés dîner, où un bon repas nous attendait ; potatoes énormes, riz, curry de poulet aux pommes de terre et carottes, choux-fleurs, et fruits frais…us ne pouvez pas faire faire votre chochotte au Cambodge en étant difficile avec la nourriture etc, après la misère que vous voyez chaque jour, qui nous fait tous réfléchir sur nos comportements alimentaires…
Et là, il est 20h30, je vous écris, et dans 5 minutes, nous partons boire un verre ; normalement, il y aura l’accès wifi, j’emmène mon ordinateur pour publier !
Je n’ai plus qu’à vous souhaiter une bonne nuit, et à vous dire ; forcez-vous à être heureux même dans les vos moments les plus difficiles, car vous avez tout pour pouvoir vivre, la nourriture et l’amour, et soyez contents de posséder cela ; nous sommes trop souvent loin de l’essentiel, nous vivons sur un autre monde…
Bonsoir, bonsoir !
Il est actuellement 20h à Phnom Penh; je suis à l'internet café, devant mon petit ordinateur accompagnée de mon petit jus d'ananas et d'un yaourt (et oui, je m'en suis achetés car ça me manquait trop !). Nous avons dîné, et même bien, c'était succulent, mais j'avais besoin de ce yaourt vous comprenez...caprice d'une Française !
Aujourd'hui, j'étai supposée aller dans les bidonvilles et dans la rue pour travailler avec les enfants; je suis arrivée au centre comme prévu vers 8h30 ce matin, où quelqu'un devait venir me chercher pour aller dans la rue...mais en fait, monsieur avait une réunion, donc...ce fut annulé !
J'étais un peu déçue, surtout que je n'avais rien préparé pour les enfants de spécial...mais surtout, c'est qu'ils étaient peu nombreux, aujourd'hui; les plus grands étaient en cours, avaient des examens...seuls les plus petits étaient là, mais n'avaient pas envie de faire grand-chose j'ai l'impression...Boravie, la prof d'Anglais, paraissait assez fatiguée...bref, il régnait une atmosphère un peu monotone aujourd'hui...il faut dire qu'il faisait vraiment chaud.
Je n'ai donc pas fait grand-chose, à part jeter un coup d'oeil sur les productions informatiques des enfants...vers la fin de la matinée, j'ai tout de même demandé aux enfants de m'apprendre quelques expressions en khmère, que j'ai bien notées...ça, c'était sympathique ! Surtout que les enfants adorent jouer aux professeurs !
Puis, un membre de Projects Abroad est passé dans le centre pour voir si tout se passait bien pour moi; j'ai pas mal discuté avec lui, à propos de l'organisme, de leur gestion de l'argent que nous donnons, puis, des enfants accueillis dans le centre par l'association, car je voulais comprendre la façon dont ils les sélectionnaient, pourquoi certains dormaient dans les rues etc. Sophan m'a expliqué plein de choses intéressantes sur la façon dont les enfants étaient exploités par les parents; je lui ai expliqué que pour moi, touriste européenne, c'était très difficile de se retrouver face à des enfants mendiants dans les rues, car l'on est sans cesse partagé entre donner ou non. Il m'a vivement déconseillé de donner, puisque l'argent revient toujours aux parents qui s'en servent pour boire...il ne faut donc pas encourager ce cercle vicieux, même s'il est très dur de se dire qu'en rentrant chez eux, si ces enfants ne rapportent pas la somme exigée, ils se font battre...
Les enfants qui sont accueillis par CCASVA (Cambodian Children Against Starvation and Violence Association), association pour laquelle je suis volontaire, font parti des cas les plus graves...je ne peux même pas m'imaginer toutes les atrocités qu'ils ont pu vivre. Mais l'on voit dans le comportement de certains ce manque d'affection intense (ceux qui vous enlacent tout le temps, veulent que vous leur teniez la main...), cette timidité et cette sauvagerie chez certains (qui ne participent pas aux jeux, qui parlent peu...), voire cette violence ou agitation parfois dure à maîtriser (ceux qui crient sans cesse, boudent lorsqu'ils perdent un jeu, poussent leurs camarades...)...mais ce que l'on sent, malgré tout, c'est cette fraternité qui lie tous les enfants les uns aux autres; ils savent, ils savent qu'ils viennent du même endroit, qu'ils ont vécu des choses similaires, et qu'ils son ici pour se reconstruire, pour oublier, ou du moins -car l'on n'oublie jamais- pour ne pas y penser sans cesse...
Je suis rentrée vers 11h30 à l'appartement, et j'ai discuté avec certains volontaires; je ne regrette pas d'avoir déménagé ! Je fais tous les jours de nouvelles rencontres, j'apprécie vraiment cette vie en communauté, les gens sont tellement sympas, simples et partagent tout !
Après le déjeuner, nous nous sommes installés sur la terrasse pour discuter; ceux qui revenaient de Siem Reap m'ont donné des conseils pour visiter efficacement et tranquillement, m'ont donné les cartes des hotels, des bus...j'aurais tellement aimé y aller avec eux, dommage que je n'ai pas été tenue au courant ! Mais apparemment, il y a trois Japonais qui viennent d'arriver, super sympas, donc je vais essayer de les brancher pour ce weekend !
Je suis repartie au centre vers 13h30; je mets 25 bonnes minutes en moto à y aller du coup, puisque les appartements sont plus loin...mais qu'importe ! Je suis beaucoup mieux ici avec tout le monde !
Cette après-midi, nous avons joué aux chaises musicales (par chance, une petite fille avait un mini-ampli avec une clef USB remplie de chansons !), au jeu de la statue, et les enfants étaient heureux de danser un peu ! Mais ils se lassent très vite des jeux, c'est incroyable; je les ai fait jouer au jeu de la "salade", puis, je leur ai proposé de dessiner, car ils étaient particulièrement excités il faut dire aujourd'hui ! Il faisait aussi très très lourd; la pluie n'est pas encore tombée, mais je la sens arriver !
J'avoue que je n'ai pas fait grand-chose non plus cet après-midi, à part expliquer les consignes aux enfants; je suis bien enrhumée, et j'avais un petit coup de barre; et les enfants m'ont épuisée à me demander toutes les secondes "You, you, you draw for me !" durant la séance de dessin. je dois dessiner à chacun quelque chose, et tout le monde veut passer avec les autres, ils étaient tous regroupés autour de moi, assise à dessiner sur la table, j'avais si chaud ! Et avec ma voix de rockeuse, je n'avais pas envie de hausser la voix...c'est un peu difficile, parfois, de rester calme, mais je l'ai fait...vous avez parfois envie de dire "STOP ! Ecartez-vous !"...mais j'ai préféré me contenir, et finalement, j'étais heureuse à leur faire tous ces dessins...
Puis 17h arriva, je ne voulais pas faire attendre le chauffeur, alors j'ai dit que la séance était close, je leur ai promis de dessiner pour eux demain (si je reste encore au centre)...je n'aurais jamais cru que le nouveau matériel à dessin, les feuilles etc. auraient eu autant de succès !
Je suis rentrée à l'appartement, j'ai bu deux énormes verres de jus de mangue, pris des gâteaux et une pomme...hum...une pomme quand il fait si chaud, c'est génial ! Les pommes sont très chères au Cambodge, c'est un luxe d'en manger, par cance, nos cuisinières nous en achètent...
Et je suis allée avec Nicolas et deux autres filles au cyber-café, publier mes articles rendant compte de mon week-end...et nous avons dîné, et je suis repartie avec d'autres filles au cyber, où je me tiens, actuellement...
J'espère que demain sera le jour des bidonvilles; j'ai hâte. Peut-être que j'y resterai moins longtemps que prévu, je n'en sais rien...
Et dire que les bidonvilles deviennent des lieux de plus en plus visités par les touristes...que penser de cela ?
Il est presque 21h maintenant, et papa et maman ont essayé de m'appeler, je vais donc les rapeler tout de même !
J'ai tellement l'impression d'omettre des tonnes de choses lorsque je vous écris...cela me prendrait des jours, des mois, pour tout vous dire en détail; je suis frustrée de ne pas pouvoir publier maintenant toutes mes photos...mais je vous le promets, en rentrant de France, je vous les mets toutes en ligne !!!
Et vos commentaires, je les lis à chaque fois, je les adore; mes cousines, mes grands-parents, mes parents, mes tantes, tous, même si je ne vous réponds pas personnellement, je vous lis !
J'essaierai de dénicher des cartes postales lorsque je serai à Siem Reap...juste histoire de vous envoyer une petite image de ce pays splendide...
J'entends le karaoké en face, qui fait un sacré tapage; certains volontaires de l'appartement 5 se trouvent juste à côté, et l'entendent jusqu'à...trois heures du mat' ! Les pauvres, en plus, il paraît que c'est abominable ! Cela m'étonnera toujours cette passion que les Asatiques ont pour les karaokés...c'est le véritbale lieu de rendez-vous des midinettes et des jeunes branchés...alors que chez nous, il faut avouer que c'est plutôt...ringard !
Bien, bien, je pense que je vais vous quitter ici; je veux me coucher tôt ce soir, certains sont allés boire un verre, mais beaucoup sont aussi restés aux appartements car la chaleur commence à nous faire vivre à la cambodgienne, c'est-à-dire : cool man, jamais pressé !
Je vous fais d'énormes bisous et vous souhaite une très bonne après-midi (pour vous, il doit être...16h ?)
A demain pour de nouvelles aventures !
PS: Je me suis cramé le mollet sur les pots d'échappement d'une moto, ouillllllle ! ça fait deux jours que je m'enduis de biafine à longueur de journée ! Mais avec la trousse de secours de maman, et deux infirmières parmis les volontaires, no soucis !
Arrivées à l’appartement vers 16h, nous nous sommes posées en prenant notre petit goûter, puis je suis allée à la pharmacie (un des membres du staff de Projects Abroad m’en a indiqué une tout près) ; je me suis mise sous Rinadvil et Strepsil, car je sentais que le rhume allait venir après le mal de gorge !
Puis, j’ai passé toute la fin de l’après-midi à commencer à rédiger mes articles pour vous ; je comptais aller les publier après le dîner, mais…les filles voulaient manger un dessert et boire un verre à River Side, car c’était le dernier jour de Jade !
Nous sommes allées dans un salon de thé super sympa, tenu par une famille khmère qui a vécu en Nouvelle-Zélande ; là, nous nous sommes installées au balcon, et…on s’est fait plaisir ! Pour ma part, j’ai bu un excellent milk-shake aux fruits du Dragon, et j’ai pu déguster une copieuse tarte à la noix de coco fraiche et aux raisins secs, tiède, c’était…parfait ! On profite des desserts et des cocktails, car ici, c’est peut-être quatre fois moins cher qu’en France…et la qualité est similaire voire supérieure !
Après avoir jeté un rapide coup d’œil au marché de nuit (Jade voulait acheter des petits bouddhas pour ses amis), nous sommes rentrées vers 23h, et hop, au lit !
Puis, il s’est mis à pleuvoir d’un seul coup ! Nous sommes vite allées nous abriter sous une pagode, qui par chance, se trouvait à la fin marché ; certaines femmes y rentraient leur nourriture, mais d’autres restaient sous leur parasol troué à attendre que l’averse passe…
Des enfants communiquaient avec nous, riaient…certains aimaient aller jouer sous la pluie, mais quand elle fut plus violente, tout le monde était regroupé sous la pagode !
Lorsque l’averse se calma, nous retrouvâmes notre chauffeur ; nous sommes parties vers 14h45 d’Udong, sans avoir regretté une seconde d’y être allées ! C’est une destination très peu pisée des touristes, pourtant, je trouve que ce village est très intéressant et très instructif pour en savoir plus sur les occupations des Cambodgiens le weekend…
Après le repas, nous nous sommes relaxées, puis nous avons continué à sillonner le marché qui était…typique ! De multiples stands de poissons, grenouilles, crabes, crevettes, oiseaux frits se succédaient ; là-bas, on trouvait toutes de sortes de choses étonnantes ; des brochettes d’oisillons morts, des œufs fécondés pourris (les Cambodgiens en raffolent !), des lézards grillés…bon, c’est sympa à regarder, mais ça nous a bien arrangé d’avoir déjà mangé ! Cependant, il faut avouer que les odeurs n’étaient pas désagréables…
Il y avait également des marchands de fruits et légumes, de friandises (boulettes à la noix de coco, sortes de sablés au sésame…).
Nous nous sommes installées ; c’était amusant de découvrir ces endroits, car nous étions les seuls touristes installés pour manger ! Les Cambodgiens passent un certain temps à manger en groupes sur les nattes, à se relaxer sur les hamacs…le pied ! Nous avons bu notre coca frais et les cuisinières nous ont concoctées à chacune une superbe assiette de riz sauté aux légumes frais et à l’omelette…c’était très bon et cela me semblait assez propre (en tout cas, je n’ai pas été malade !). Le seul point un peu ennuyeux était que les enfants se précipitaient vers nous pour nous vendre quelconques friandises du marché que nous refusions ; mais certains étaient adorables et ont ri avec nous, essayaient de nous parler Anglais…
Nous sommes redescendues de la petite colline, afin de nous promener dans le marché local qui se trouvait à son pied ; là, nous avons déjeuné au marché, en nous installant sous de grandes tentures, assises sur des nattes surélevées ou allongées dans un hamac ; c’est ainsi que se prend le déjeuner au marché, au Cambodge ; au début de celui-ci se trouvent ces sortes de « restaurants » où les femmes vous proposent de vous faire à manger pour…1$, enfin, pour les touristes, sinon, les Cambodgiens ne paient que quelques riels !
J’aime observer les prières collectives, dirigées par les moines chantant, les enfants et les femmes apportant des bouquets de lotus aux bouddhas, déposant des bracelets de fleurs blanches entre leurs jambes croisées…
C’était super ; les Cambodgiens viennent tous y faire ablutions, prières, y pique-niquer…nous avons déambulé à travers les temples magnifiquement sculptés, vu une procession de moines, ainsi qu’un grand nombre de singes ! J’ai pris beaucoup de photos, hélas, je ne peux pas tout vous mettre, en rentrant en France, promis !
Une vieille petite dame nous a proposé de nous mettre un bracelet en laine rouge autour du poignet, contre quelques riels, en nous récitant une prière bouddhiste, car cela est censé porter bonheur…